⚠️ Brouillon issu de la migration. Ce texte vient du champ
notesde l'ancien registre. Il n'a pas encore été relu : il mêle des faits qui ont leur place dans les données structurées et du récit qui a la sienne ici. Il ne se publie pas en l'état.
🔴 Patrouille Cristaline (1995-1998) — l'unique patrouille de voltige privée sur Fouga Magister en France à l'époque, selon le BEA. Trois appareils : F-GKYD (n° 172), F-GKYE (n° 201), F-GKYF (n° 315). Base Rennes-Saint-Jacques, exploitant SA Yankee Delta, sponsor Cristaline, leader Yves Duval. Appareil du leader. Vol du 26 avril 1998 : baptême de l'air, un pilote et un passager à bord. Pilote 52 ans, 15 000 heures de vol au total mais 73 seulement sur Fouga, dont 15 sur les six derniers mois. Commandant de bord et instructeur sur Airbus A340. Après l'abordage, empennage sectionné et verrière éclatée, l'appareil est parti « en feuille morte » et a percuté le sol à grande incidence, puis s'est embrasé. Son empennage, tombé lentement sur sol détrempé, est la pièce qui a permis au BEA de reconstituer le contact. Inscrit au registre civil le 5 décembre 1995. Épave signalée stockée à Rennes en février 2003. Rapport BEA F-YD980426 / F-YE980426, publié en mars 2000, 12 pages. · 26 avril 1998 à 10 h 54 UTC, Saint-Domineuc, lieu-dit « la Maltière » (35). · Cause identifiée : « exécution improvisée de figures de voltige en formation », au cours d'un vol Rennes → Mont-Saint-Michel sans plan de vol, hors de l'axe de voltige expérimental créé à la demande du leader. · Conséquences : 4 personnes décédées, 2 aéronefs détruits, 1 hectare de blé détruit. · Facteur aggravant retenu : une séance photo destinée à promouvoir Yankee Delta et sa patrouille dans une revue spécialisée, qui a pu pousser à des figures plus délicates. · Les deux avions se sont « frottés » plus que « percutés » — vitesse de rapprochement faible, mais suffisante pour sectionner le fuselage arrière du F-GKYD à son point le plus étroit. · ⚠️ Le BEA relève que la réglementation militaire imposait sur les Fouga de la Patrouille de France une ceinture dite « de vol dos », destinée à prévenir le déverrouillage du fauteuil pilote sur sa glissière sous facteur de charge négatif. Les deux appareils accidentés n'en étaient pas équipés. Ce n'est PAS la cause retenue — l'état des épaves n'a pas permis de vérifier si un siège s'était déverrouillé.